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Pas d’apostrophe à Lisle sinon vous ne le trouverez peut-être pas dans votre GPS !

Le jeudi 23 mai 2019, 15 participants, dont 5 renforts d’autres comités, ont passé une journée sympathique sous le soleil (qui avait été durement négocié avec les hautes autorités météorologiques, de même que le passage d’avion dans l’axe du clocher, top départ de la visite).

Qui aurait pensé qu’une visite de Lisle-sur-Tarn pouvait durer une heure ? Eh bien si, avec une guide érudite qui nous a fait revivre le passé portuaire de cette petite ville idéalement placée sur le Tarn lorsqu’il était encore navigable et servait de point de départ pour l’exportation des vins de Gaillac vers Bordeaux (il paraît que parfois le vin de Bordeaux y arrivait par bateau, en tout cas à l’époque). Aussi des transports de charbon.

La ville démantelée après la croisade des Albigeois a été refondée en bastide avec sa jolie place carrée entourée de rues à arcades, son ancien hôtel de ville avec beffroi, et sa curieuse fontaine décorée de plaques de plomb moulées avec fleurs de lys, croix occitanes ou

personnages musiciens. Ne pas confondre s’il vous plaît les maisons à colombages (là-haut le Nord) et les maisons à pans de bois (ici le Sud), même si c’est pareil comme leurs pains au chocolat et nos chocolatines.

Lisle est aussi la patrie d’un certain Raymond Lafage, dessinateur et graveur au XVIIè siècle, un précurseur de la caricature, mais la visite du musée sera pour une autre fois.

 

Etape suivante toute proche, le château de Saurs au centre d’un vignoble de Gaillac AOC, 47 ha, tout bio (on a vu un tas de bidons de thio-machin, mais ça c’est permis c’est du soufre).

Ci-contre une curieuse collection d’arrosoirs ! Visite d’un parc magnifique, des installations de production, puis dégustation tricolore (blanc-rosé-rouge, pour changer un peu).

Retour à Lisle pour un repas simple et très régional sous le signe du canard et du gâteau maison. Que du bon cholestérol.

 

 

 

Ensuite, Graulhet, pour la visite guidée de la maison des métiers du cuir, installée dans une ancienne mégisserie (petites peaux, typiquement mouton, par opposition à tannerie, les bovidés), où nous avons pu voir le galetas de séchage, les anciennes machines pour la préparation des peaux, leur nettoyage, découpe, tannage, et une machine à mesurer les surfaces... L’unité semble avoir été le pied-carré, pas vraiment métrique. Cette activité autrefois florissante, qui exportait vers l’Europe et même l’Asie, est aujourd’hui restreinte sur le Tarn à une douzaine de mégisseries qui ne travaillent plus que sur commande pour le secteur du luxe. Les vidéos d’interviews d’anciens responsables sont intéressantes mais interpellent sur le déclin en quelques dizaines d’années d’un tel créneau d’excellence. Un rapide tour de ville confirme cette impression.

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